L'histoireL’Origine
En 8679-98, l’univers jusqu’à présent connu était divisé en de nombreux empires et alliances. Parmi elles, découlaient l’empire FRECHI, la guilde marchande QATOR, l’union CRAPAT et l’alliance FJLPANORFYSS. Ces puissances s’allièrent pour répondre aux désirs communs : l’unité des valeurs, la régence des marchés, et une civilisation commune. De ceci, beaucoup assimilaient cette alliance comme un redoutable empire. Elle fut nommée : «fédération ». Quelques années plus tard, des armées conjointes sous son aile, elle s’imposa maîtresse, rassemblant sous l’empire, les trois quarts de l’univers connu. Parmi les peuples soumis, on put retrouver l’alliance TRAGNIR, à réputation d’être invincible, ou même, le royaume PLIFARNOIN, qu’aucune race n’eut essayé de défier devant l’ampleur de son avancée technologique que tous reconnaissaient.
En 8812-46, l’univers est partagé en 5. Les « aliens », intouchables, possédaient à notre connaissance qu’une unique constellation, et leur véritable puissance nous reste encore inconnue. Furent reconnus également, le royaume de GLUTHRA (domaine sans loi de l’univers), le royaume d’ARCADION (puissante alliance guerrière), l’empire Torkos (aux défenses impénétrables) et la fédération (puissance dominante). Uniformisant son territoire, cette dernière instaura sous son régime, un système monétaire et juridique commun.
En 8865-73, à l’issue de la bataille d’ HARKENT, l’empire Torkos finit par se soumettre à la fédération. L’espace GLUTHRA fut réduit à 3 systèmes solaires, et sa disparition était devenue imminente. Afin de régir l’univers sans équivoque, l’empire promulgua que tout individu, résidant sous son territoire, serait soumit aux décisions d’un Organisme, prenant le nom de Haut Grade. Tout membre ayant naquit dans l’espace originel de la fédération serait admissible à celui-ci. Les unités valeureuses, non définies plus haut, pourraient être appelées à l’intégrer. Le système suprême, puissance décisionnelle de l’organisme, serait nommé : « Conseil » du Haut Grade. Seraient autorisés à diriger le territoire de l’ex « fédération », uniquement les membres du Haut Grade.
Dès lors, l’univers fut dirigé par cette puissante, qui évinçait quiconque osait s’y opposer.
La dernière Guerre
Le Haut Grade était alors tout puissant, seulement, des rébellions apparaissaient toujours. Subissant défaite et massacre, à chacune de ses altercations avec le Royaume d’Arcadion, l’organisme dominant, perdait aux yeux de l’extérieur le crédit qu’on lui reconnaissait.
En 8903-48, le Conseil proposa aux arcadis, une trêve avec délimitation précise des territoires. Lors de la rencontre entre le roi d’ARCADION et le plus haut représentant du Haut Grade, 5 flottes de ce dernier prirent le Vaisseau Royal Arcadis, et son escorte, en embuscade. Le symbole de courage du peuple d’ARCADION s’effaça sauvagement avec la destruction du V.R.A. Sans leur roi, les flottes ennemies furent désorganisées, et en l’espace de 500 cycles, les flottes ARCADIESE furent annihilées. ARCADION devint possession du Haut Grade. Cependant, le peuple refusait de se soumettre, et chaque mètre de la planète mère fut un combat sanglant. Suite aux difficultés engendrées par le peuple d’ARCADION, qui refusait d’obéir à leur dit « maître naturel », le conseil du Haut Grade décidât de faire un exemple de ce royaume rebelle s’imaginant « indépendant de leur pouvoir ». Le royaume d’ARCADION fut réduit en cendres, toutes les planètes qui l’habitaient furent bombardées sans relâche. Nulle trace, ne résidait de la civilisation arcadiese. Si survivait un ARCADIS, celui-ci devait mourir. Ceux qui tentaient de s’échapper devaient être abattus sans somation.
En 8963-27, le royaume d’ARCADION n’était plus, on estima que seul une poignée d’arcadis survécurent au génocide, échappant aux traques du Haut Grade. La paix regagna l’empire, car nul n’osait s’y opposer.
La prospérité
L’empire prospère, se dédia à la recherche. Les uns dirent que c’était pour devenir un jour plus fort que les aliens, les autres que la soif de conquête se transforma en soif de sciences. Quoiqu’il en soit, l’empire entra dans un age ou celle-ci devint son plus important fondement.
C’est alors qu’apparut Gynerve, archéologue. Il s’obstinait sur un sujet d’étude, à maintes reprises contre-versé…
Annexe : Contes et légendes répertoriées dans le dossier de Gynerve
Comptine humaine, pour les enfants :
"Capitaine Threep, sur son vaisseau,
Domine l'espace, tel un héros.
Capitaine Threep, grand matelot,
Rêve de richesse, et d'aventure.
A travers l'histoire, cherche la boussole,
Qui le mènera, à son trésor."
Traduction d’une légende olfactive Drakoïde :
La mère de nous n’est plus là, mais son essence nous appelle au loin...
Gloire pour nous, sur terre de liberté…
Au danger du mystère, réside mère…
Nous Drakoïde, devons trouver, là où mère donne une nouvelle vie.
Dernier Spirit, d’un chef Torkos :
ZARK, protecteur de l’empire Torkos, offrit l’image de sa mort à ses confrères Torkos. Tous propagèrent le deuil du vaillant, mort héroïquement, pour défendre les siens. Cependant, obscurci, dans leur esprit, tous ressentent encore son fluide, dans l’absolue de la vie. L’aglendaïl, le préserve dans l’infini.
Guldun, DB
Près du but !Les aiguilles du temps, s’entrechoquaient inlassablement sous le regard attentif, et presque impatient, de Gynerve.
Ses calculs étaient pourtant exacts, il les avait effectués avec la plus grande minutie. Il ne comprenait pas… Mysteria devait être là… Les radars du « Galion Blanc » étaient pourtant formels : Aucune planète ne se trouvait dans son champ « ondographique ».
Assis à son bureau large de quelques pieds seulement, dans ses appartements grisâtres, ornés d’un simple cadre en bois, le commodore remit une nouvelle fois en cause le fondement de ses recherches. Il était parti de rien… d’un simple conte pour enfant… une vielle légende, rien de plus… mais il eut la folie d’y croire, d’admettre que quelque part, à l’abri des intensives colonisations, il existait « une pierre de gloire ». Il eut aussi le courage, malgré les jugements hautins qu’on associait à ses démarches, d’entreprendre ses recherches, longues et tortueuses, ou de suivre les traces du légendaire Capitaine Threep, pour finalement comprendre que l’artefact, était en fait la plus somptueuse et gigantesque étoile que nul homme, Torkos ou Drakoïde ait eu l’audace d’imaginer.
Perplexe, Gynerve feuilletait nerveusement ses notes, ré approuvant une par une les étapes de ses propres raisonnements. Le silence, presque lugubre, que les seuls grondements émanant des 16 réacteurs « profusionnaires » du navire spatiale trahissaient, se fit trancher par l’arrivée hâtive du second de bord.
- « Commodore ! Nous l’avons trouvée ! La pierre de gloire ! »
Le capitaine du navire se leva vivement, et s’empressa de rejoindre la salle des commandes. Son visage curieux laissa paraître de nombreux traits d’ébahissement lorsque l’homme aperçu l’étoile. Elle était « magnifique », comme il se le répétait sans cesse dans sa tête, ses coloris « bleu vif », presque glaçant, lui procuraient un charmant aspect sauvage que l’immensitude de la planète colossale enivrait d’une traite.
Gynerve, narrait la scène au Haut Grade qui se montrait admiratif à chaque repos énonciatif du commodore.
-« Elle est magnifique ! Immense ! », ajoutait-t-il une nouvelle fois.
« Je ne sais combien… » Sa voix se tut, dans la station terrestre devenue coite, laissant sa place à un bruyant grésillement sonore.
-« Nous avons perdu le Galion Blanc », grommela le Général Gray.
« Que l’on sauvegarde les coordonnées de sa dernière transmission ! »
A la recherche de Mysteria...Le regard d’Elisa se perdait dans un mêlo de pensées incongrues, lui extirpant une larme, qui suivait lentement les traits délicats de son visage poupon. La secrétaire, avait déjà tenté tout ce qui était en son pouvoir pour retrouver son mari, cependant, chacune de ses tentatives se retrouvées confrontées à un nouveau refus. Elle frotta ses joues avec la manche froissée de son veston pourpre, puis se remémora sa récente altercation avec le commandant Grey :
-« Mais voyons Elisa, nous ne pouvons risquer autant d’effectif dans une mission de sauvetage. C’est impossible ! Le Galion Blanc ne nous a laissé aucune trace ! Comment veux-t… »
-« J’AIME MON MARI ! VOUS N’AVEZ PAS LE DROIT ! » Sa voix tremblait sous l’emprise de la colère infondée qu’alimentaient ses peines. « Que faîtes-vous donc de l’équipage ? Ces vies ne vous sont-elles pas importantes ? »
-« Bien sûr, mais avons-nous le droit d’en risquer d’autre ? Le Haut Grade nous l’interdit, Elisa. Il nous l’interdit ! A moins d’avoir des renseignements fiables sur la position réelle du Galion Blanc, et de son état. Celui-ci n’entreprendra rien ! »
-« Mais… »
-« Veuillez-vous bien diffuser ceci, Elisa ? C’est tout ce que j’ai pu faire »
La triste femme se lava de ses pensées chagrines, puis déploya le morceau de papier sale que lui avait présenté Grey. Elle déchiffra une écriture abjecte, puis retranscrit le contenu dans le terminal de télécommunication :
« Afin que vous puissiez l’aider dans son entreprise de recherche de la dite « Mysteria », le Haut Grade, a décidé de sponsoriser tout individu, approuvé par ce même organisme, dans l’établissement d’une colonie sur le domaine Arcadion (Plan stellaire dans lequel disparut mystérieusement le Galion Blanc alors qu’il entreprenait ses recherches sur un artefact présumé être Mysteria). Chaque colonie instaurée sous ce régime, sera considérée libre et indépendante de par sa politique, économique ou militaire, mais agréera obligatoirement d’entreprendre des recherches sur la dite « Mysteria », et d’en communiquer le résultat au Haut Grade. »
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